Mutamba : Du piédestal au banc des accusés – Le parcours d’un jeune ministre ambitieux mais imprudent
Brisant les immunités parlementaires ; place désormais à la justice ordinaire, le duel Mvonde-Mutamba est désormais au deuxième round.
Après le vote de l’Assemblée nationale autorisant les poursuites judiciaires contre Constant Mutamba, l’heure est aux poursuites judiciaires car le verrou constitutionnel sur l’autorisation des poursuites d’un membre du gouvernement par le Parlement est sauté.
Ce bouclier étant tombé, le ministre de la Justice redevient un justiciable comme tout autre devant les juridictions compétentes de la République mais bénéficiant d’un privilège de juridiction.
Désormais, une instruction judiciaire classique peut être ouverte à son encontre. Le procureur général près la cour de cassation dispose désormais de toutes les voies légales pour faire avancer l’enquête, y compris la possibilité de recourir à un mandat d’amener, si certaines conditions sont réunies.
Ainsi, ce mandat d’amener peut être sollicité si :
–Constant Mutamba refuse de répondre à une convocation judiciaire,
-il existe des soupçons de fuite ou de pressions sur des témoins,
-Ou encore, si les faits qui lui sont reprochés sont jugés particulièrement graves.
Se faisant, l’étape actuelle marque un tournant décisif dans l’Affaire Mutamba, où l’enjeu n’est plus politique, mais strictement et exclusivement judiciaire. Le dossier est désormais entre les mains des magistrats, avec un objectif précis : que la justice suive son cours, dans le respect des droits de la défense et de la procédure pénale.
Si une opinion accuse la classe politique d’avoir machiné contre Mutamba au regard de ses ambitions réformatrices de la Justice, une autre opinion pense que l’arrogance et les ambitions démesurées du jeune ministre ont précipité sa chute.
Théo Démosthène KALUBI et Voix Citoyenne