Kasaï : Le RPDDH alerte sur la résurgence de l’insécurité à Tshikapa et demande des mesures urgentes

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La ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, traverse une nouvelle vague d’insécurité. En l’espace d’une semaine, plus de trois maisons ont été braquées par des assaillants armés, plongeant la population dans la peur et l’incertitude.

Le Réseau de Protection des Défenseurs des Droits Humains (RPDDH) tire la sonnette d’alarme et dénonce l’inaction du gouvernement provincial face à la montée de cette criminalité urbaine. L’organisation rappelle que la protection des personnes et de leurs biens est un droit garanti par la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Julie Ochano Zenga Makambo dénonce l’inaction du ministre de l’Intérieur

Madame Julie Ochano Zenga Makambo, point focal du RPDDH, s’est montrée particulièrement critique vis-à-vis du ministre provincial de l’Intérieur, qu’elle accuse d’inaction et d’incompétence.

« Il n’y a pas longtemps, nous avons perdu un chef coutumier à Kibulungu, des affrontements communautaires ont causé des dégâts sous l’œil impuissant de ce ministre. Aujourd’hui, c’est Tshikapa, siège des institutions provinciales, qui est la cible. Ces assaillants opèrent avec des armes. Il est temps que le ministre démissionne pour avoir échoué à sa mission », a-t-elle déclaré.

Julie Ochano appelle le gouverneur Crispin Mukendi Bukasa à poser un acte fort : le remplacement de son ministre de l’Intérieur, jugé incapable d’assurer la sécurité de la population.

Dans plusieurs quartiers, les habitants disent ne plus se sentir en sécurité dans leurs propres maisons. Les braquages à mains armées deviennent de plus en plus fréquents, sans intervention rapide des forces de l’ordre.

Le RPDDH estime que si des mesures urgentes ne sont pas prises, la situation pourrait dégénérer davantage et accentuer la méfiance de la population envers les autorités provinciales.

Le Réseau demande au gouvernement provincial du Kasaï de renforcer la sécurité dans la ville de Tshikapa par des patrouilles régulières, une meilleure coordination des services de sécurité et des sanctions contre les responsables jugés inefficaces.

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