Le ministre de la Pêche et de l’élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana a remis le lundi 10 novembre des matériels et intrants du travail aux femmes pêcheuses et mareyeuses de Kinshasa, regroupées dans plusieurs structures du Réseau pour le développement intégral du Congo (REDIC).
Ce, en marge de la journée internationale de la femme pêcheuse, célébrée le 5 novembre de chaque année. Ces femmes battantes qui travaillent durement dans la transformation du poisson ont bénéficié des sacs du sel, des machettes, des couteaux, des bassines, des seaux d’eaux, des bottes et des gants afin de faciliter leur travail.
Pour le ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana, ce don du gouvernement concrétise la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de la pêche et de l’élevage, un secteur créateur d’emplois et des richesses.
«Le chef de l’État et le gouvernement se battent bec et ongles pour nourrir la population. Et pour nourrir la population, il faut recourir à la pêche et à l’élevage. C’est pour cette raison que je suis venu au chevet de ces femmes mareyeuses qui sont une composante importante de notre filière de pêche. La dotation que nous leur avons offerte symbolise l’attention soutenue qu’a le chef de l’État à leur endroit car il veut que les ressources halieutiques abondent sur le marché […] Je les invite donc à mettre à profit ce qu’elles viennent de bénéficier afin de nourrir la population congolaise sans recourir aux importations des produits surgelés », a insisté le ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana.
Au nom des bénéficiaires, Madame Maisha Ishingwa Patricia, coordonnatrice nationale du Réseau pour le développement intégral du Congo (REDIC) a salué ce geste du gouvernement. Elle a promis d’en faire un bon usage.
À cette occasion, Patricia Maisha a remis le mémo contenant les revendications des femmes pêcheuses du Congo au ministre de la Pêche et de l’élevage. Entre autres revendications on note: la représentation et un leadership des femmes pêcheuses dans tous les organismes gouvernementaux, dans les coopératives et institutions, la reconnaissance des femmes pêcheuses comme titulaires de droits à part entière dans toutes les lois, politiques et statistiques relatives à la pêche, protection des droits sur les eaux intérieures, côtières et fluviales, accès sécurisé aux eaux, aux cotes et aux ressources et inclusion des femmes issues des communautés de pêcheurs et côtières dans tous les mécanismes d’indemnisation après une catastrophe.
Le REDIC en collaboration avec le Ministère de la Pêche et de l’élevage, a lancé depuis le 6 novembre dernier, la campagne de cinq semaines axée sur les droits des acteurs de la pêche en République Démocratique du Congo.