Kasaï : Le Bureau de l’Assemblée provinciale met la cohésion sociale en danger

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Depuis sa mise en place le bureau de l’Assemblée provinciale du Kasaï dirigé par le très très maître Alain Tshisungu flanque toujours tout par-dessus bord, que de violation en violation ! Le règlement intérieur, la constitution et tant d’autres lois du pays n’ont aucune valeur face aux velléités politico tribales des membres du bureau de l’organe délibérant du Kasaï.

Loin de jouer le rôle de la première institution de la province, l’Assemblée provinciale du Kasaï devient la caisse de résonance du gouvernement provincial et parfois de certains hommes politiques se trouvant à Kinshasa.

Le cas le plus frappant qui défraye la chronique est la non validation du premier suppléant de monsieur Jacob Pembe Longo, devenu ministre provincial de l’Agriculture, pêche et élevage depuis juin 2024 et dont la tentative est d’être remplacé par son deuxième suppléant qui est son cousin direct.

COHÉSION PROVINCIALE MISE EN RUDE ÉPREUVE

La décision de la plénière de l’Assemblée provinciale est très attendue au Kasaï, mais surtout à Mweka où la tentative de nommer un deuxième suppléant est perçue comme un affront par la communauté Lubudi Sanku qui accuse Jacob Pembelongo de s’être servi de leur frère dans un objectif électoraliste pour le lâcher après avoir été élu.

La communauté Lubudi Sanku par le truchement de son président à Tshikapa, Benoît Miaka, se dit indignée face à cette violation grave et flagrante des dispositions constitutionnelles.

« Il est clairement établi par notre Constitution que lorsque le titulaire d’un mandat fait face à un empêchement, c’est le premier suppléant qui doit le remplacer d’office. Nous attirons l’attention sur le règlement intérieur de l’Assemblée Provinciale du Kasaï, qui, à son article 87, stipule que le remplacement du titulaire ne peut se faire qu’après vérification du mandat contenu dans le dossier validé par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Pourtant, quelle ne fut pas notre surprise et colère, lorsqu’il a été révélé que le Bureau de l’Assemblée Provinciale du Kasaï est dans les manœuvres de vouloir valider le second suppléant à la demande du titulaire devenu ministre provincial depuis juin 2024», a fulminé Benoît Miaka.

Pour ce notable de Mweka, l’Assemblée provinciale du Kasaï joue à la poudrière sans en mesurer les conséquences dans une province où les tensions communautaires finissent toujours par créer une nébuleuse aux torts incalculables.

« C’est un grand scandale! Alors même que la plénière a mis sur pied une commission pour vérifier la conformité des dossiers, celle-ci a présenté son rapport à notre Assemblée le 21 novembre 2025. À l’unanimité, les élus ont adopté ce rapport qui autorisait la validation des mandats de deux suppléants, l’un de Dodo Piema et l’autre de Jacob Pembelongo. Le suppléant de Dodo Piema siège actuellement alors que celui de Pembelongo, monsieur Gérard Ngentshi a été écarté sous un faux prétexte, affirmant qu’il devait passer par un vote, une procédure qui n’existe pas, puisque son dossier a été validé par la CENI et le rapport adopté par l’Assemblée plénière.Cette situation est une atteinte flagrante à la loi. Il est évident que le Bureau de l’Assemblée Provinciale, au service d’intérêts politiques de Kinshasa, est déterminé à violer la loi du pays pour plaire à certains hommes forts du Kasaï.Cela suscite l’incompréhension et l’indignation chez l’ensemble des praticiens du droit devant cette invasion du Bureau actuel de l’Assemblée Provinciale du Kasaï», précisetil.

Cependant, Benoît Miaka sollicite l’implication personnelle du Chef de l’État pour que la loi soit respectée dans la province du Kasaï. A l’en croire, « ce qui est mis en jeu, ce n’est pas seulement la dignité de l’Assemblée provinciale, mais c’est également la respectabilité du système juridique, où la volonté des hommes forts ne peut pas remplacer la loi».

Il appelle ainsi tous les députés du Kasaï, à défendre les institutions et les valeurs. « Ils ne peuvent pas permettre que la loi soit mise de côté pour satisfaire les intérêts des individus». D’où, il les invite à se lever pour faire respecter la justice dans la province du Kasaï.

Alfred MBENGA MUKOLE

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